John and Mary

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John (Dustin Hoffman) est un mec plutôt négatif.
Il considère la Femme comme manipulatrice et traître, ne lui fait pas confiance.
Après, il sort d’une relation mal terminée, enfin d’ailleurs pas tant que ça…  Surement un problème lié à sa mère, ou alors, peut-être que John a juste peur de l’engagement.

Mary (Mia Farrow), elle, est vraiment charmante. Elle le sait, elle en joue. En vérité, elle masque sa culture et son intelligence pour rassurer ses Hommes. En fait, c’est une fille gouvernée par une empathie véritable envers son entourage,
une empathie qui trouble toutefois son jugement sur les autres.

Ces deux la se rencontrent dans un New York en pleine révolution culturelle, couchent au premier soir, puis se demandent mutuellement quel est, s’il y en à un, leur avenir commun.

John and Mary, c’est un peu une comédie romantique, mais c’est surtout un état des lieux.
Une étude des mœurs amoureuses des années 60-70 qui trouve écho dans notre présent, grâce au ton particulier du film.

Cela vient en partie de l’utilisation intelligente de la voix-off ; elle dit ce que pensent les personnages l’un de l’autre, puis de manière générale, du sexe opposé. Ceux-ci interprètent chaque signe, chaque geste, chaque mot, en fonction de leur vécu, leur culture.
Bien sûr, les rapports H/F étaient différents à l’époque, mais le film prend avec justesse le parti de proposer une vraie égalité des sexes face à l’inconnu d’une relation, la découverte de sentiments.

Les acteurs aident également beaucoup à rentrer dans l’intimité du couple.

Dustin Hoffman est juste génial. C’est un acteur que je n’aime pourtant pas tant que ça, même si je ne l’ai vu au Cinéma, que dans des rôles marquants. Mais pour une fois, je l’ai trouvé charismatique et j’ai admiré sa façon de traduire le non-dit (des flashbacks éclairent sur ses histoires d’amour passées) par son jeu minimaliste. Ce qui renforce son charme bizarre…
Mia Farrow, elle, est vraiment lumineuse. Une jeune et jolie actrice pleine de charme, qui dévoile avec délicatesse et subtilité les fêlures de Mary (des flashbacks montrent sa liaison, avec un homme marié)

Le film, grâce aux acteurs, aux points de vue des auteurs et à une réalisation (Peter Yates à ce niveau propose un rythme pas chiant du tout, très dynamique, et ou chaque moment à son importance, contrairement à Bullitt par exemple) centrée sur les personnages et leurs conflits intérieurs, possède un ton singulier…
Pas désenchanté, mais désillusionné. Doux, mais réaliste.

John et Mary cherchent avant tout à se séduire mutuellement, même si leur passé les incite aussi à se méfier l’un de l’autre. Ces deux la sont conscients de la liberté qu’on perd en s’engageant, des efforts à fournir pour fonder quelque chose de commun.
Reste à choisir entre fuite et courage. Comme souvent pour nous, adultes de la génération 10’s

John And Mary : 7/10
BH 7/10, BMS : 7/10, EP : 6/10

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Une réponse à “John and Mary

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