Dallas Buyers Club

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Le film raconte l’histoire (vraie) de Ron Woodroof.
Matthew Mc Conaughey y incarne un texan pur souche bien homophobe qui, lorsque l’on lui annonce sa séropositivité, cherche à survivre plutôt qu’à se résigner. Mais son combat contre la maladie s’avérera plus politique que médical.

Un film sur le papier vraiment intéressant car abordant nombre de sujets passionnants :
La perception du milieu gay dans ce Texas pas très accueillant envers la communauté, la population ouvrière, sa culture ; la perception du V.I.H. et surtout, les manipulations gouvernementales liées à la médicalisation de cette nouvelle maladie, les flux économiques et leur exploitation par l’industrie pharmaceutique.
Non pas que ces thèmes soient sous-traités par le film, mais ils sont éclipsés en quelque sorte par la prestation hallucinante de Matthew McConaughey (et dans une moindre mesure, celle, bouleversante, de Jared Leto).
L’intérêt trop prononcé porté à l’amélioration morale de Woodroof, son changement d’opinion envers la communauté gay, ou son cheminement physique et psychologique pour comprendre que l’entraide permet la victoire face à la maladie rendent le film un poil gnangnan, en minimisant l’impact social du film au profit de ces destinées, trop isolées, cantonées au point de vue d’un personnage.
De plus, l’interprétation un ton en dessous du reste du casting, la lisse Jennifer Garner en tête, provoque un manque flagrant d’intérêt envers les valeurs positives ou négatives que ceux ci représentent, qui auraient pu dynamiter l’impact émotionnel du film.
La mise en scène de Jean-Marc Vallée m’a aussi paru beaucoup trop sûre d’elle, alors qu’elle n’est qu’influences et plagiat – Ces gimmicks déjà vus mille fois ( les sifflements), le passage dégueulasse des papillons pour illustrer (Spoil)la mort de Rayon, sa photo impersonnelle, qui met bien mal en valeur personnages et lieux…
Bref, un réalisateur qui n’a pas su équilibrer son film, canaliser l’énergie démente de son acteur, se faire sobre pour renforcer la puissance suggestive du film (à l’image de 12 years a slave, par exemple).

Une semi déception quand même, car Matthew McConaughey reste un acteur qui sait prendre des risques, qui a vraiment compris son personnage, et livre une prestation hors normes. Au delà du mimétisme, il compose un personnage aux multiples facettes, sombres, lucides, naïves, touchantes et bien d’autres.
Rien que ce grand Acteur mérite qu’on voit ce film, pour assister à l’une des meilleures performances de la décennie.

Dallas Buyers Club : 7/10
BH : 8/10, BMS : 5/10, EP : 8/10

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2 réponses à “Dallas Buyers Club

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